Herbarium Amoris

Herbarium Amoris

Le photographe suédois Edvard Koinberg a comme but de créer l’équivalent visuel moderne à l’œuvre de Linné. Il se consacre à ce sujet avec le même enthousiasme, allant jusqu’à cultiver plusieurs centaines de plantes dans sa maison de campagne. Dans les conditions d’éclairage parfaites de son studio, Koinberg photographie chaque espèce, tour à tour en bouton, en fleur et fanée, pour décrire leur cycle de vie. C’est ainsi qu’est né un Calendarium Florae moderne, calendrier visuel qui décline l’année au rythme des fleurs.

Dans Herbarium Amoris, Koinberg exprime le lyrisme et l’érotisme exacerbé du monde floral grâce à des gros plans saisissants, se détachant sur des fonds obscurs, où la rosée scintille sur des pétales déployés, où la forme végétale la plus délicate est animée d’une incroyable force vitale.

La beauté des plantes et leur sexualité

La notion de sexualité chez les plantes a été inventée par le botaniste et médecin suédois Carl von Linné (1707-1778). À partir des 20 000 spécimens de sa collection, Linné avait réuni fleurs et plantes dans un Calendarium Florae et procédé à une classification systématique des espèces en fonction du nombre et de la disposition de leurs organes reproducteurs, faisant des parallèles imagés avec les organes sexuels des êtres humains. Très controversée en son temps, l’affirmation selon laquelle les étamines et les pistils des plantes sont le reflet des organes génitaux humains provoqua une « révolution sexuelle » dans la taxinomie botanique.

Herbarium Amoris
Herbarium Amoris
© Edvard Koinberg

« Depuis 1999, je rassemble des images de plantes. C est à présent un véritable herbier photographique. L’inspiration en provient des écrits de Carl Linnaeus au sujet de la reproduction des plantes, et j’ai essayé d’aborder le sujet avec la même curiosité et la même avidité que celles qui furent les siennes. » « Linnaeus laissa libre court à la poésie de ses écrits comme de son discours.

Il comparait la sexualité des plantes et des humains à un outil pédagogique et n’était certainement pas timide ! Mon but est de faire des photos comme celles qu’aurait prises Linnaeus s’il avait eu accès à la technique photographique de notre temps, et de donner à ses considérations sur la sexualité des plantes un équivalent contemporain. » « Les fleurs ne sont rien d’autres que les organes reproducteurs des plantes, mais avec cette différence de celles des animaux, que nous considérons comme si mauvais que les témoins se réveille la honte, de sorte que, chez les animaux, nature dans la plupart des cas, a trouvé un moyen de les couvrir en place.

D’autre part, dans le règne végétal, ces pièces ne sont pas cachées mais fermement exposé aux yeux de tous, Oh, oui ! Ce sont, par-dessus toutes les autres parties de plantes, celles qui sont les plus délectables et le plus agréable, attirant chaleureusement nos désirs, l’appréciation et la visualisation. Tout comme les organes sexuels des animaux et l’odeur sont odorants au cours de la luxure, de même que les organes de reproduction de la plante dégagent également une tension de vapeur, qui, dans chaque et chaque type est différent, mais qui est si délicieux, et pour certains de manière rafraîchissante qu’ils sentent qu’ils sont le plus doux nectar à boire par le nez. par Edvard Koinberg »

JPEG - 41.5 ko
Herbarium Amoris
de Edvard Koinberg, Henning Mankell, Tore Frängsmyr

Herbarium Amoris, de Edvard Koinberg, Henning Mankell, Tore Frängsmyr
Éditeur: Taschem
Parution: Mars 2009
Pages: 280
ISBN-13: 978-3836514507

 

    393