Peter Beard

Peter Beard

Né à New York en 1938, Peter Beard a commencé à prendre des photos et à tenir des journaux intimes de la petite enfance. À la fin de ses études à l’Université de Yale, il avait développé un vif intérêt pour l’Afrique. Au cours des années 1960 et 1970, il travailla dans le parc Tsavo, les Aberdares et le lac Rudolf, à la frontière nord du Kenya. Créateur constant, Beard le chroniqueur photographie, écrit, dessine, collage et assemble une histoire de ses expériences de vie et des nôtres. Il vit à New York, Long Island et au Kenya avec son épouse Nejma et sa fille Zara.

Artiste, auteur de journaux intimes, collectionneur et écrivain, Peter Beard (1938-2020) a fait de sa vie une œuvre d’art ; les journaux intimes illustrés qu’il commence à tenir dans sa jeunesse se changent progressivement en œuvres d’art, valant à l’artiste une place centrale dans le monde de l’art international. Il a collaboré avec Francis Bacon et Salvador Dalí ; il a écrit des journaux intimes avec Andy Warhol, est parti en tournée avec Truman Capote, Terry Southern et les Rolling Stones. Il s’est plongé dans le monde de la mode pour ses belles femmes, emmenant des stars de Vogue comme Veruschka en Afrique et en ramenant de nouvelles avec lui aux États-Unis.

Après avoir passé un temps conséquent au Kenya et s’être lié d’amitié avec l’auteur Isak Dinesen (Karen Blixen) au début des années 1960, Beard acheta 20 hectares à côté de sa ferme avec la ferme intention de filmer et d’écrire sur la terre, sa flore et sa faune. Il assista ainsi aux prémices de l’explosion démographique au Kenya, qui mit en péril les ressources limitées du pays et perturba la vie de la faune, notamment celle des éléphants du Tsavo, décimés par la famine, qui meurent alors par dizaines de milliers sur des terres nues dont les arbres ont été mangés. Il témoigne de ce qu’il voit dans son journal, dans ses photographies et ses collages.

Il navigue à contre-courant en publiant des recueils uniques et parfois choquants de ce travail de témoin, dont The End of the Game. Les cadavres n’y étaient pas recouverts, les faits relatés avec précision, parfois tapés à la machine, le plus souvent rédigés à la main. Beard a utilisé ses clichés comme des toiles de fond sur lesquelles il a superposé feuilles de liaison, tickets, billets, cartes postales, objets trouvés, coupures de presse, palimpseste qu’il orne ensuite de sa petite écriture méticuleuse et décorative, de dessins inspirés des grands maîtres, et utilise souvent du sang animal comme pigment.

Peter Beard
Peter Beard
© Peter Beard

Peter Beard, de Peter Beard, Nejma Beard
Éditeur: Taschen
Parution: Mai 2020
Pages: 770

 

    12