Le désert blanc

Le désert blanc

L’extrême aridité, la sculpture étonnante de ses paysages, font du désert Blanc, situé en Egypte entre les oasis de Baharya au nord et Farafra au sud, l’un des endroits les plus singuliers du Globe.

Sa géologie apporte une vision inédite du désert. La craie éclatante le jour se pare de rose et de mauve au caucher du soleil et d’or sous la pleine lune. Le froid matinal donne aux ombres ce bleu si particulier de nos jours de neige, et l’imagination s’emballe face aux monstres de craie luttant contre les siècles d’érosion...

LES EXTRAITS de “Le désert Blanc”

Site éclatant de la blancheur de la craie du crétacé supérieur, oû l’érosion au fil des siècles a créé un véritable “Monument Valley” inspiré peut-être par des esprits qui hantent ces lieux, [...] musée de l’imaginaire oû se croisent chien assis, mammifères marins sur une banquise figée, aladin cherchant sa lampe, art brut, oeuvre du temps...

A l’aube naissante, la roche arbore des tons pastel, du bleu au rose tendre, les ombres trahissent par leur couleur la fraîcheur matinale. Soudainement les rayons du soleil libèrent en éclaboussant d’ocre et d’or les monstres de craie. Leur silhouette surgit au milieu d’un ciel bleu limpide.

Au fil des heures, la blancheur avale tous les reliefs, seule l’ombre farde cette couleur bleutée si particulière que l’on retrouve sur les glaciers. Telle la neige, la craie aveugle de sa blancheur. Lorsque enfin le soleil s’incline vers l’horizon et que les ombres s’allongent, la palette des mauves et des orangers enflamme le paysage.

En quittant par le sud la zone des grands massifs de vraie qui constituent la partie la plus remarquable du désert Blanc, nous traversons en direction de Dakhla une étendue de sable s’élevant progressivement et formant des dunes parallèles d’une longueur de deux cent cinquante kilomètres. Ici le désert prend un visage plus traditionnel. [...]

Recouverte par des dunes, la craie visible par endroits apparaît comme rabotée. L’érosion en agissant sur elle a dégagé des restes fossiles et des minéraux. Reposant sur le socle du crétacé, des monotithes demeurent érigés. Leur observation permet de comprendre qu’à l’orgine cette masse de craie devait ressembler à celle actuellement situé plus au nord. Subissant une importante érosion, ces buttes témoins disparaîtront au fil du temps.

Comme un jour, dans un futur géologique, les monolithes du nord de la dépression disparaîtront aussi sous la puissance conjugée du vent et du sable. Les éditions du Chêne ont, à n’en pas douter, une affection particulière pour les amoureux du désert.

Après l’impressionnant travail de Michael Martin, Les plus beaux déserts du monde, et avant lui Jean-Luc Manaud (4 ouvrages), Philippe Lafond ou encore Alain Sèbe (2 ouvrages) qui produit depuis ses livres via sa propre maison d’édition, c’est au tour du photographe Patrick Darphin d’être mis à l’honneur cette année. Avec un livre d’une grande esthétique, et pour trait commun vis-à -vis.

Le désert blanc
Le désert blanc
de Patrick Darphin

Le désert blanc, de Patrick Darphin
Éditeur: Chêne
Parution: Mars 2005
Pages: 164
ISBN-13: 978-2842775988

 

    10981