Sous l’étoile de la liberté

Sous l'étoile de la liberté

Sous l’étoile de la liberté 6000 kilomètres à travers l’Eurasie sauvage. Sylvain Tesson a parcouru le chemin de ceux qui ont fui le goulag ou l’oppression soviétique à partir des années 1920 jusqu’à l’effondrement de l’URSS. Il s’est notamment inspiré pour son itinéraire de celui emprunté par Slavomir Rawicz et décrit dans« A marche forcée ». Le photographe Thomas Goisque l’a rejoint à quatre reprises durant sa traversée : en Sibérie, en Mongolie, à Lhassa et à Darjeeling. Né en 1972, Sylvain Tesson découvre l’aventure lors d’une randonnée à VTT en Islande puis d’une expédition spéléologique à Bornéo en 1991.

Depuis, il a accompli un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin alors qu’il terminaient leurs études de géographie. En 1997, ensemble, ils ont traversé à pied l’Himalaya, du Bhoutan au Tadjikistan, en six mois. Depuis, Sylvain a parcouru l’Asie centrale à cheval, d’Almaty à la mer d’Aral, et a participé à une tentative d’inventaire du patrimoine archéologique afghan à l’automne 2001. Parti de Yakoutie en juin 2003, Sylvain a relié à pied à cheval et à vélo le golfe du Bengale sur les traces du Polonais Slavomir Rawicz qui, en 1941, se serait évadé d’un camp du Goulag soviétique. Un temps coprésentateur de l’émission « Montagnes » sur France 3,

Sylvain Tesson a donné des centaines de conférences sur l’Himalaya et l’Asie centrale, et est l’auteur d’articles dans Paris-Match, Trek Magazine, Cheval Magazine, Animan, Le Figaro. Autre ses voyages, Sylvain pratique l’escalade, y compris sur les monuments de Paris et d’autres villes d’Europe.

Thomas Goisque photographe

Son premier grand travail, c’est à son service militaire qu’il le doit. Il a atterri aux Invalides. Mais les photographies de cours d’honneur ou de salons le lassent vite. C’est l’époque oû les Balkans se consument d’un feu sans fin. Les casques bleus français bivouaquent sur les hauteurs de Sarajevo.

Thomas demande à les rejoindre. Ce sont des chasseurs alpins qui sont alors déployés. En trois coups de raquette, Thomas passe ses brevets d’alpiniste militaire et de skieur militaire. Puis s’envole vers la Bosnie. Et il devient le chroniqueur visuel du 7ème BCA. Thomas Goisque va débarquer à Dakar. Un peu triste de laisser le bateau continuer sa remontée vers Toulon sans lui. Il en résulte un livre, Bosnie, hiver 95 (1).

Les livres militaires, catalogues de postures viriles et de barouds mis en scène, sont souvent ennuyeux. L’ouvrage de Thomas est à l’opposé. D’abord, les clichés des chasseurs sur les pentes blanches du Mont Igman sont d’une esthétique incroyable. Mais surtout, l’épaisseur humaine est palpable. La fatigue, la peur, la camaraderie, le devoir aussi, sont exprimés de manière sobre, pure, vraie. Le reportage est vécu de l’intérieur et cela change tout.

C’est cette démarche qui guide désormais Thomas. C’est pour cela qu’il aime par dessus tout couvrir de grands projets, en s’y impliquant totalement. Comme photographe, mais aussi comme acteur. C’est le cas avec Les enfants du Mékong. Pour cette association qui organise le parrainage d’enfants d’Asie du Sud-Est. C’est en Asie d’ailleurs qu’il se révèle vraiment. L’Asie du Sud-Est, plus exactement, et surtout le Vietnam et le Cambodge dont il est tombé amoureux.

C’est de là qu’il part pour une troisième grande histoire, celle de la jonque Sao Mai, le fabuleux voyage de Michaêl Pitiot, co-organisateur de Portes d’Afrique. Deux ans d’investissement qui le mènent du Cambodge à Saint-Malo en passant par Madagascar et Sainte-Hélène. Aujourd’hui, quand on le voit partir bardé de sacs photo au poids invraisemblable, on ne peut s’empêcher de voir la silhouette du sergent d’infanterie de montagne... Il est solide et cela se voit .Carré, les pieds bien plantés dans la glaise picarde.

C’est un terrien, un marcheur. Le paradoxe, c’est que depuis cinq ou six ans, il ne couvre que des projets maritimes. Le coeur en vrac, parfois, mais en s’accrochant. C’est aujourd’hui le cas avec Portes d’Afrique oû Thomas Goisque se passe le relais avec Véronique Durruty pour la couverture photographique. Là encore, il est sur tous les fronts. Que ce soit pour donner un coup de main pour l’organisation à Paris. Ou à la manoeuvre et aux fourneaux à bord. Toujours là aussi dans les moments difficiles.

Sous l'étoile de la liberté
Sous l’étoile de la liberté
de Thomas Goisque, Sylvain Tesson

Sous l’étoile de la liberté, de Sylvain Tesson, Thomas Goisque
Éditeur: Arthaud
Parution: Août 2005
Pages: 168
ISBN-13: 978-2700396294

 

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