16 janvier 2012 - Accueil du site » Expositions photos »

Surface sensible

Surface sensible

La VOZ’Galerie est heureuse de présenter du 27 janvier au 24 mars 2012 l’exposition Surface sensible qui réunit dix ans de travail de la photographe Sabrina Biancuzzi autour d’une sélection de six séries.

She, L’Instant P., Entre Deux, Derniers songes, Capture de rêves et Le crissement du temps. Qu’elle utilise, le polaroïd Instant P, la lomographie Captures de rêves, le sténopé Entre Deux ou un autre procédé, Sabrina Biancuzzi nous invite, au fil de ses images, à une promenade intime et doucement mélancolique tantôt légère, tantôt inquiétante, souvent empreinte de mystère, toujours pleine de poésie. Autant de photographies - oscillant entre rêve et réalité - qui ont en commun d’explorer la fuite du temps, la nostalgie du souvenir mais aussi la poésie du quotidien. Des images où l’on croise également les figures du rêve, de la disparition, de l’absence et de l’inconscient...

Au fil des ans, Sabrina Biancuzzi constitue précieusement une collection d’instants non décisifs et brode le canevas d’une oeuvre d’une sensibilité extrême et d’une poésie rare qui figure au final l’essentiel : la vie.

Spécialisée en photographie argentique et en procédés anciens, Sabrina Biancuzzi - comme elle le dit si bien - est à la fois photographe et graveur. Jeune femme passionnée, elle aime le travail de laboratoire et le grain des pellicules argentiques. Loin des retouches numériques, elle laisse entrevoir, à travers ses images, ses voyages personnels entre rêves et réalité, entre aujourd’hui et hier, explorant le temps et les souvenirs ; cherchant à rendre visible l’invisible, à rendre tangible le monde qui l’habite par cette mise en deux dimensions.

Sabrina Biancuzzi aime mélanger les techniques, jouer des caractéristiques de chaque médium qu’elle emploie. Son travail photographique s’organise sous forme de thématiques sur lesquelles elle peut travailler plusieurs mois comme plusieurs années. Pendant ce temps, son sujet la hante. Au-delà de la nécessité que l’image naisse, vient la recherche de matière, essentielle pour exprimer ses thèmes de prédilection : la disparition, l’inconscient, la mort, les blessures psychiques. Le support est fondamental tout comme la technique. Elle utilise ainsi divers procédés argentiques, certains anciens, qui répondent chaque fois à sa recherche de matière et d’émotion plastique : tirages barytés traditionnels avec ou sens virages, émulsion liquide, intégration de dessin, gravure, peinture, création d’internégatifs, explosion du grain, surimpression, tirages Lith, cyanotypes, tirages au palladium et ziatypie... Pour Sabrina, l’image est un tout. Perfectionniste, elle accorde ainsi autant d’importance au tirage d’une photographie qu’à sa prise de vue et met parfois longtemps avant de déterminer de quelle manière une série va être tirée. Elle enseigne en parallèle au Centre Iris et anime des ateliers d’Arts Plastiques avec des personnes déficientes.

Surface sensible
Surface sensible
© Sabrina Biancuzzi

 

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