10 juin 2014 - Accueil du site » Expositions photos »

Portrait(s)

Portrait(s)


Après le succès de la première édition, saluée par 25 000 visiteurs, Vichy redevient le temps d’une saison un avant-poste de la photographie d’aujourd’hui et présente au public des expositions à la fois marquantes et accessibles, centrées exclusivement sur l’art du portrait.

Le festival présente différentes approches du portrait, qu’elles soient issues de la tradition documentaire ou bien qu’elles relèvent de la fiction, de l’intime ou encore de dispositifs plus conceptuels. 

Avec les travaux de Jeanloup Sieff, Bruce Gilden, Vee Speers, Michael Wolf, Jim Naughten, Martina Bacigalupo, Claudia Huidobro, Yusuf Sevinçli, Ludovic Combe, ceux réalisés par Cédric Delsaux lors de sa résidence menée à Vichy et le portrait à travers les publications des éditions Filigranes.

Ces huit expositions se tiennent simultanément en centre-ville et à l’extérieur, à ciel ouvert. Dans l’espace des galeries du Centre Culturel Valery-Larbaud, construit au début du siècle dernier, sont réunis : Bruce Gilden, Michael Wolf, Jim Naughten, Martina Bacigalupo, Claudia Huidobro, ainsi que les éditions Filigranes. Sur l’esplanade du lac de l’Allier, les promeneurs peuvent découvrir une soixantaine de portraits de personnalités et de mannequins réalisés sur cinq décennies par Jeanloup Sieff. Place Saint-Louis, ce sont les photos sur piédestal des Vichyssois, fruits d’une commandé passée à Cédric Delsaux, qui sont exposés.

Lieux d’expos :

L’esplanade du lac d’Allier Boulevard du Maréchal De Lattre De Tassigny Parvis de l’église Saint-Louis Rue Georges Clémenceau Les Galeries du Centre Culturel Valery-Larbaud 20 rue Maréchal Foch - Vichy Salle Berlioz - Palais des Congrès Parc des Sources - Vichy

Les éditions Filigranes, enfin, remontent le temps et, à la faveur d’une sélection de portraits, reviennent sur la complicité qui les lie aux nombreux auteurs qu’ils ont publiés depuis leur naissance en 1988. Le Puydômois Ludovic Combe pique une tête dans la piscine vide de Vic-le Comte, et fait revivre une dernière fois dans les lieux désaffectés le maître-nageur, la crawleuse, la naïade, le pagayeur et le bébé en maillot bouée.

Le Prix photo de la Ville de Vichy inaugure la quatrième édition de son concours du 13 juin au 31 septembre 2014.

Le “Portrait” reste la thématique forte de ce concours photo, ouvert aux amateurs comme aux professionnels. Les photographes doivent présenter une série de 3 à 9 portraits maximum pour participer. Autour de cette thématique, près de 300 photographes, professionnels ou amateurs, de France ou d’ailleurs ont répondu au précédent rendez-vous de la Ville de Vichy. Dix-huit regards devraient une nouvelle fois être présentés à un jury composé de professionnels de la photographie ainsi qu’à différentes personnalités du milieu artistique et enfin au public.

  • Le jury remettra 3 prix :
  • le prix du jury dans la catégorie professionnelle : 1 800 €
  • le prix du jury dans la catégorie amateur : 800 €
  • le prix du public : 400 €

Jeanloup Sieff - Portrait

Beaucoup d’expositions ont été consacrées à Jeanloup Sieff disparu en septembre 2000, mais c’est la première vouée exclusivement à ses portraits. L’accrochage réunit une soixantaine d’images qui courent sur plus de 50 ans de carrière, un panthéon personnel où l’on reconnaît le sourire moqueur de Rudolf Noureev sous sa toque de fourrure, les taches de rousseur du mannequin Twiggy ou encore le sourcil interrogateur de François Truffaut abrité sous un parapluie. Il œuvrait sur commande pour les plus grands magazines (jardin des modes, Nova, Harper’s bazaar, Vogue...) et savait mieux que tout autre se servir du noir et blanc pour capter le naturel et renvoyer la lumière intérieure de ses modèles. Ces portraits sont si doux et si enjoués qu’ils donnent le sentiment que Jeanloup Sieff ne travaillait jamais et ne photographiait que ses amis.

Michael Wolf - Tokyo Compression

Dans la série « Tokyo Compression » le photographe allemand michael Wolf a observé les voyageurs dans le métro bondé de la capitale nippone, cadrant les corps et les visages comprimés par le nombre, produisant des images oppressées qui ne sont pas sans évoquer les « accumulations » du sculpteur Arman. Saisissant comme personne le blues des mégalopoles, il s’est peut-être souvenu aussi des photos que Walker Evans avait prises dans le métro new-yorkais dans les années 30, où, déjà, les regards absents des voyageurs traduisaient le stress du citadin. Dans ces images plus closes qu’une porte de prison, les laborieux des villes, yeux clos, joues plaquées contre les vitres ruisselantes, semblent condamnés chaque jour à revivre, au coeur même de la foule, l’expérience de l’ultra solitude. Michael Wolfest représenté par La Galerie Particulière / Galerie Foucher-biousse, Paris.

Portrait(s)
Portrait(s) - Edition N°2
© Michael Wolf

 

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