18 juillet 2007 - Accueil du site » Evènements de la photo »

Visa pour l’image 2007

Visa pour l'image 2007

A Visa pour l’Image, nous avons toujours affirmé que nous n’aimions pas lepeople. Désolés ! Nous avions tort. Il faut reconnaître notre erreur. Au moins, les photographes qui font des portraits de people ont-ils du talent. Cette année, en matière de photojournalisme, une grande tendance : la people-isation de l’info. Les photographes ne savent plus comment montrer des SDF, les militants, les combattants, les soldats, les femmes violées, les enfants de victimes, les parents de victimes, les paysans, les boxeurs, les prostitués, les transexuels, les orphelins, les immigrants, les drogués, ou toute autre catégorie socio-professionnelle, culturelle, religieuse, politique...

Visa pour l'image 2007 Alors quoi ? On fait des portraits. Fatigués ! Nous sommes fatigués de devoir regarder avec un air compatissant et enthousiaste tous ces improbables dossiers, semblant tout droit sortir d’une vieille cabine de Photomaton. Des portraits. L’histoire, par le tout petit bout de la lorgnette...Des photos posées, ou même pire, imitations de photos pour passeport, qui ne veulent rien dire.

- Absence totale de réflexion, d’imagination. Les photographes se plaignent souvent de la presse. Mais quand plus de 150 photographes nous proposent les mêmes portraits de SDF à Paris, qu’espèrent-ils donc ? C’est vrai, les journaux sont de plus en plus demandeurs de portraits. En allant dans leur sens, les photographes finissent par nous donner une image uniformisée, aseptisée. Et ennuyeuse. Tellement ennuyeuse.... Alors, à Perpignan, nous allons essayer d’en sortir. Pour tenter de faire réagir. Et surtout, pour montrer qu’il existe encore des photographes. Pas seulement des portraitistes.

Par Jean-François Leroy

- Les Expositions Il y aura une trentaine d’expositions. Cette première liste est non exhaustive. Entrée gratuite de 10h à 20h, du 1er au 16 septembre 2007

- Jane Evelyn Atwood / Distribution Vu (France) / Contact Press Images (USA) pour Paris Match Haïti Trois ans de travail et plusieurs voyages pour dresser un portrait de Haïti, en dehors de Port-au-Prince et de la Cité Soleil. On connaît Jane Evelyn Atwood en noir et blanc, nous montrons ici un reportage couleur. Commande du Centre National des Arts Plastiques - Ministère de la Culture et de la Communication.

- Ian Berry / Magnum Photos Les enfants jetables du Ghana Au Ghana sur le lac Volta, des enfants, parfois très jeunes (4 ou 5 ans), sont vendus par leurs parents aux pêcheurs locaux. C’est une pratique qui perdure dans cette région depuis des siècles. Les enfants sont utiles aux pêcheurs car ils ont des doigts agiles qui leur permettent, entre autres, de démêler les filets. Une fois vendus comme esclaves, ces enfants ne vont plus à l’école, travaillent de longues heures et généralement ne sont pas bien traités et doivent vivre des restes laissés par les adultes. Un pêcheur peut avoir 2 à 4 enfants travaillant pour lui. Ian Berry a rendu visite à certains de ces pêcheurs avec George Achibra, un ancien instituteur de la région qui a décidé de tenter d’éduquer les pêcheurs pour leur faire comprendre qu’on ne peut pas traiter ainsi les enfants et leur faire comprendre l’importance de l’éducation et de la santé.

- Raed Bawayah Vivre en Palestine Raed Bawayah est un photographe palestinien qui ne travaille pas sur l’actualité du conflit. Au contraire, ses images noir et blanc sont le fruit d’un travail au long cours, mené dans les territoires palestiniens pendant 4 ans. Ce sont des images de la condition humaine en Palestine. Dans les hôpitaux, les champs, les maisons, les camps de réfugiés, Raed fige le temps, et montre qu’au delà de la guerre, vivent des hommes, des femmes et des enfants qu’on ne peut pas toujours ériger en symboles. Commande du Centre National des Arts Plastiques - Ministère de la Culture et de la Communication.

- Jonas Bendiksen / Magnum Photos pour National Geographic Magazine Dharavi Dreams : la ville à l’ombre de Mumbaï Dharavi est une ville et un symbole. Une ville dans la mégalopole de Mumbaï (Bombay), et un symbole de l’urbanisation forcenée du monde. Plus d’un million de personnes vivent dans ce bidonville, situé au coeur même des immeubles de la cité indienne. Dharavi continue d’accueillir de nouveaux pauvres venus de tout le pays, attirés par les milliers de petits commerces. Mais si l’on dit que c’est à Dharavi que bat le pouls de Mumbaï, le bidonville est menacé : les promoteurs veulent récupérer et redorer ce qui peut encore l’être, au détriment des habitants. Jonas Bendiksen le montre : en 2007, il y a pour la première fois dans le monde plus d’habitants en ville qu’à la campagne.

- Samuel Bollendorff / Oeil Public A marche forcée Oubliés de la croissance, les trois quarts des paysans chinois vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté. Sans argent, les simples frais de scolarité sont inabordables. Seule solution : migrer vers l’intérieur de leur propre pays et devenir des mingongs, des ouvriers migrants sans permis de travail. Exploités, déplacés, sans protection sociale, sans éducation, cette main- d’oeuvre bon marché est à la merci des pouvoirs corrompus. Elle recommence chaque jour, au péril de sa vie, le miracle économique chinois. Commande du Centre National des Arts Plastiques - Ministère de la Culture et de la Communication.

- Carolyn Cole / Los Angeles Times Régulièrement, Perpignan présente des photos de Carolyn Cole. L’une des photographes les plus prolifiques du Los Angeles Times nous propose une rétrospective sur les enfants croisés au hasard de ses reportages. Mômes confrontés à la guerre, à la famine, aux catastrophes naturelles, dans le monde entier... La souffrance est toujours cruelle, inutile, poignante, mais lorsqu’elle touche à l’enfance, elle devient révoltante. Et tout à fait inacceptable.

- Véronique de Viguerie / World Picture Network Lauréate du Prix Canon de la femme photojournaliste décerné par l’AFJ et soutenu par le Figaro Magazine. Afghanistan, Inch’Allah ? Les Taliban sont de retour en Afghanistan. Contrôlant l’essentiel du sud du pays, ils sont en passe d’imposer un régime de substitution, une stratégie qu’ils avaient déjà déployée avant leur arrivée au pouvoir en 1996. Les forces étrangères ont dû, devant l’ampleur de la résistance opposée, se résoudre à se retirer de certains districts, les abandonnant totalement aux mains des insurgés. Principales victimes de ces Taliban « nouvelle vague » : les femmes. Certaines téméraires tentent de résister, en politique, dans les écoles clandestines ou dans la police.

- Dimitar Dilkoff / Agence France Presse Chroniques de l’Est Photographe d’agence depuis 15 ans, Dimitar Dilkoff se définit plus volontiers comme photographe-reporter que reporter-photographe. C’est sa passion pour la photographie qui le pousse vers l’univers du photojournalisme. Après un début de carrière dans la presse locale bulgare, la chute du mur de Berlin le propulse au coeur des changements politiques de sa région. Son travail déroule humeurs et espoirs des populations d’Europe de l’Est.

- David Guttenfelder / Associated Press The Dark Side of a Wire Photographer David Guttenfelder est photographe chez Associated Press. Dès qu’il a fini de couvrir l’actualité qu’on lui demande, il continue de faire des photos. Pour lui. Des sujets qui ne sont pas toujours en prise directe avec le news, des histoires décalées, avec un regard très personnel et un talent incontestable. C’est ce côté obscur d’un photographe d’agence que nous voulons vous faire découvrir.

- Eric Hadj / Sipa Press pour Paris Match A 20 kilomètres de la Tour Eiffel Habiter si près de Paris, sans rien avoir à faire. Rien pour occuper les journées des jeunes de La Forestière, l’une des premières cités françaises à s’embraser à l’automne 2005. A l’époque, on lisait que Paris brûlait, mais rien ne brûlait à Paris, alors que les habitants, les familles de cette résidence de Clichy-sous-Bois, eux, étaient en première ligne. Pendant plusieurs mois, les habitants ont accepté la présence d’Eric Hadj. Il a pu témoigner d’un quotidien... rempli de vide.

- Dirck Halstead Moments in time A 17 ans, Dirck Halstead est sans doute le plus jeune photographe à couvrir le coup d’’Etat de 1954 au Guatemala. Photographe pour Life Magazine, responsable de la photo de l’agence UPI à Saigon pendant la guerre du Vietnam et photographe pour Time Magazine à la Maison- Blanche (de Nixon à Clinton), Dirck Halstead est un photojournaliste dans l’âme. Actuellement photographe indépendant, à la tête de The Digital Journalist et professeur de photojournalisme à l’Université d’Austin au Texas, il partage avec nous une rétrospective de ses années de reportages du Vietnam à la Maison-Blanche.

- Tyler Hicks / The New York Times Photographe pour The Troy Daily News (Ohio) et depuis 2002 photographe du New York Times, Tyler Hicks décide de prendre définitivement la voie du photojournalisme après avoir vu les atrocités de la guerre au Kosovo. Depuis, il ne cesse de parcourir le monde. L’exposition sur laquelle nous travaillons devrait s’articuler principalement sur l’Afghanistan, pays qu’il couvre depuis 2001.

- Yannis Kontos / Polaris / Deadline L’utopie rouge, Corée du Nord La Corée du Nord - officiellement République populaire démocratique de Corée, mais pourtant une véritable dictature - est sous le joug d’une même famille depuis 59 ans. En 1948, lors de la division de la Corée, le grand leader Kim II-sung, fondateur du régime, s’attribue le titre de président éternel. Son fils, Kim Jong Il est de facto le chef de l’exécutif depuis le décès de son père en 1994. Rien n’a changé depuis bientôt 60 ans. La Corée du Nord est le pays le plus isolé au monde : téléphones portables, Internet y sont prohibés, les médias sont sous le contrôle des autorités. Yannis Kontos a, malgré tout, réussi à

- Le Festival International du Photojournalisme est organisé à l’initiative de l’association Visa pour l’Image - Perpignan, regroupant la Ville de Perpignan, le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Perpignan et des Pyrénées Orientales, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, la Chambre d’Agriculture et l’Union Pour les Entreprises 66. Sous le haut patronage et avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, ainsi que de la D.R.A.C. Languedoc Roussillon.

- Association Visa pour l’Image - Perpignan Hôtel Pams, 18 rue Emile Zola - 66000 Perpignan Tél : +33 4 68 62 38 00 - fax : +33 4 68 62 38 01 Président Guy Peron Vice-Président, trésorier Michel Pérusat Coordination Arnaud Felici Assisté de Johanna Halimi-Claverie

- Organisation du festival Images Evidence 4, rue Chapon - Bâtiment B - 75003 Paris Tel : +33 1 44 78 66 80 - Fax : +33 1 44 78 66 81 Directeur général Jean-François Leroy Assisté de Delphine Lelu, Sandrine Calard Coordinatrice générale Christine Terneau Direction du colloque Jean Lelièvre Transcription Colloque Muriel Simottel Consultante permanente aux Etats-Unis Eliane Laffont

- Réalisation des soirées Abax Communication 14, rue du Général de Gaulle - 71150 Chagny Tél : + 33 3 85 87 61 80 - Fax : + 33 3 85 87 61 81 Réalisation Abax : Thomas Bart, Jean-Louis Fernandez, Laurent Langlois Emmanuel Sautai Assistés de Nadia Dufour, Alan Langlois, Valérie Sautai, Julien Schaferlee Technique : Pascal Lelièvre / Abax (Régie générale) Richard Mahieu/ Top Audiovisuel Iconographie Cédric Kerviche Rédaction et présentation des soirées Lucas Menget Illustration sonore Ivan Lattay Présentation des soirées Claire Baudéan Animation des rencontres avec les photographes Lucas Menget et Caroline Laurent Interprètes Shan Benson, Sergio Escamilla, Delfina Genchi, Pascale Sutherland Traductions écrites Shan Benson, Helena Cots, Lila Guha

- Presse / Relations publiques 2e BUREAU 18 rue Portefoin - 75003 Paris Tél : +33 1 42 33 93 18 / Fax : +33 1 40 26 43 53 Sylvie Grumbach, Martial Hobeniche, Valérie Bourgois, Marie Laure Girardon Sylvain Poisson, Matthieu Nicol, Iris Fargues

 

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