Sabine Weiss au Salon de la photo 2014

Sabine Weiss au Salon de la photo 2014

Plus de 100 photographies de l’oeuvre « humaniste » de Sabine Weiss. Le public y (re)verra avec le plus grand plaisir les images parmi les plus célèbres de la photographe. En complément le Salon présentera une sélection de portraits, plus rarement montrés, ceux que Sabine Weiss a fait de ses amis artistes, peintres, sculpteurs, écrivains qu’elle a fréquentés en compagnie de son mari le peintre Hugh Weiss.

9 photographes pour un hommage à Sabine Weiss  : un moment de partage et d’émotion photographique. Le Salon de la Photo a demandé à 9 photographes professionnels, d’environ un demi-siècle ses cadets, de fêter les 90 printemps de Sabine Weiss en réalisant chacun une photographie dont ils auront eu le « déclic » à partir d’une photographie de Sabine Weiss. Leurs 9 photographies seront exposées en regard de celles qui les auront inspirées. Puis le Salon de la Photo offrira à la Maison Européenne de la Photographie, pour entrer dans sa Collection, le portfolio anniversaire composé de ces photographies signées de, dans l’ordre des prénoms, Catalina Martin-Chico, Cédric Gerbehaye, Florence Levillain, Jean-Christophe Béchet, Marion Poussier, Mat Jacob, Philippe Guionie, Stéphane Lavoué, Viviane Dalles.

Sabine Weiss est née en 1924 à Saint-Gingolph en Suisse. Elle commence très jeune à photographier avec un petit appareil en bakélite acheté avec ses économies. « Petite je faisais déjà des tirages par contact dans des petits châssis de bois que je plaçais sur ma fenêtre et que je fixais au sel de cuisine ! » A dix-sept ans, elle prend la décision de devenir photographe puisque c’est ce qu’elle aime faire par dessus tout. Elle entre à dix-huit ans à l’atelier Boissonas à Genève qui fêtait déjà à l’époque ses 80 ans d’existence. Elle apprend, de 1942 à 1945, la technique photographique et le maniement de tout un matériel qui aujourd’hui semble bien primitif. « C’est là que j’ai appris la technique de l’éclairage, la retouche, la pratique des chambres en bois 18x24 et 24x30. Je faisais de tout : les tirages, les glaçages, la fabrication des bains et les livraisons chez les clients ».

En 1945, elle obtient son diplôme de photographe et ouvre son propre atelier en plein centre de Genève. Là elle réalise des photographies de publicité, des portraits, commence le reportage avant de partir s’installer définitivement à Paris en 1946. Dès son arrivée, elle immortalise le Paris des années 50, ce Paris populaire qui baigne dans l’ambiance particulière de l’après-guerre. Recommandée par un ami, elle se présente chez Willy Maywald, célèbre photographe de mode, et en devient l’assistante. « Quand je suis venue à 22 ans à Paris, j’ai pu travailler chez Maywald. J’y ai travaillé dans des conditions inimaginables aujourd’hui, mais avec lui j’ai compris l’importance de la lumière naturelle. La lumière naturelle comme source d’émotion ». Avec lui elle rencontre de nombreuses personnalités du monde de l’art, de la littérature, du théâtre comme Cocteau, Gérard Philippe, Edwige Feuillière, Utrillo, Rouault, Léger, Arp,… et assiste à l’ouverture de la maison Dior et à la présentation de la première Collection au 37 avenue Montaigne.

“Faire des images de ce que je vois dans la vie est un bonheur, une nécessité même. Pour moi, saisir l’instant, exprimer l’émotion, attraper le geste ou l’ambiance de la chose vue et de communiquer cette vision à autrui est la passion du photographe.” par Sabine Weiss

Sabine Weiss au Salon de la photo 2014
Sabine Weiss

 

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