« Les chants du regard:images choisies » est un ouvrage où la plume et la lumière se rencontrent, où l’écriture de Michel Baglin vient explorer les contours les plus secrets des images de Jean Dieuzaide, pour que l’instantané se transforme en histoires musicales, parfumées, sensuelles.
Les photographies de Jean Dieuzaide présentes dans ce livre ont été sélectionnées de manière arbitraire et instinctive par Michel Baglin, avec pour seul critère d’inviter le poète à l’écriture pour « créer avec des mots un (...) ...Lire plus...
Dans les années cinquante, Dieuzaide aime à venir souvent en Lavedan et Pays Toy, d’oû son épouse est originaire. Appareil photographique en mains, il hume l’air et capte en ces lieux des moments de vie quotidienne.
Se faisant photographe de l’instant, Jean Dieuzaide immortalise ces petites gens, ces hommes et ces femmes de labeur.
Aujourd’hui ses photos évoquent, avec force et talent, mais sans nostalgie, cette vie d’autrefois, pas si lointaine, oû la vie était dure certes, mais oû les jours (...) ...Lire plus...
Il voulait être pilote, il est devenu photographe. « Je ne regrette rien », disait Jean Dieuzaide au terme d’une carrière d’une grande richesse et d’une exceptionnelle variété qui l’a placé parmi les plus grands artistes de son époque.
Dieuzaide, qui signait aussi « Yan », est resté un admirateur fanatique de tout ce qui vole.
En témoignent dans cet album ces clichés d’avions de tous types et de toutes tailles, du planeur au Concorde en passant par la Caravelle, le Languedoc et l’Armagnac, illustration (...) ...Lire plus...
Nul doute que Jean Dieuzaide ait été l’un de ces artistes pour qui l’objectif aura été le prolongement de sa pensée. Sans cette idée, ses photographies ne seraient que des documents. Mais elles transcendent l’anecdote par ce sentiment d’une unité qui commande les choix techniques.
Je n’ai pas oublié la grandeur austère de la vision que Jean Dieuzaide a su rendre de l’Espagne et du Portugal des années 5o-6o, avec sa misère seigneuriale, son architecture impassible, sa géométrie funèbre.
Ses photographies (...) ...Lire plus...
En fait, c’est la tiédeur qui fait scandale chez Dali.
C’est elle qui heurte l’esprit de rigueur, l’attendu poétique, le goût pour un trait noble et signifiant (fût-il gagné dans la bassesse ou la honte).
La tiédeur hante une rigueur qu’il voudrait incommensurable, strictement paranoïaque. C’est elle qui le rend somnolent et somnambule, alors que l’acte (peinture ou happening) pique au vif, dans l’apparence.
Quand il serre son corps, presque nu sous son peignoir, c’est un immense effet de serre chaude (...) ...Lire plus...
Qu’il les ait exposés au Château d’Eau à Toulouse, qu’il les ait croisés aux Rencontres d’Arles, ou encore qu’il leur ait rendu des visites amicales, Jean Dieuzaide fréquenta de nombreux photographes et entretint avec eux des relations fraternelles.
Comme il les a tous mis en boîte, avec tendresse, humour ou admiration, avec art également, ses archives constituent désormais une inestimable galerie des visages de ceux, français et étrangers, qui firent la photographie des années 50 jusqu’à nos jours. (...) ...Lire plus...
La Mairie de Lourdes a souhaité concevoir une exposition des photographies de Jean Dieuzaide sur la cité Mariale. Une attentive consultation des archives a permis de retenir un peu plus de 600 négatifs intéressants réalisés entre 1945 et 1985. De ce premier choix ont été conservées les 120 photographies qui constituent le présent ouvrage, reflet de l’exposition.
Pour la plupart inédites, ces images confirment, si besoin était, l’extraordinaire capacité de Jean Dieuzaide à transmettre un témoignage (...) ...Lire plus...
« Je me soucie peu de savoir, avec mes images, si je fais de l’art ou pas. Depuis toujours, ma joie intérieure, celle dont on ne peut me priver qu’en me mettant dans un cachot noir, c’est de regarder la lumière et de la photographier dès qu’elle éclaire un corps, une forme, un outil, un rien. C’est elle qui fait vibrer tout mon être jusqu’à me glisser une larme au coin de l’oeil et et me donne envie de dire merci. Sans lumière rien n’existe et la liberté n’est plus. Avec elle tout est présent, (...) ...Lire plus...
Lorsqu’en 1953 pour l’éditeur Arthaud, Jean Dieuzaide se lance sur les petites routes déglinguées du Portugal soumis à la dictature de Salazar, il a tout juste trente ans mais déjà une solide culture photographique. Visuellement, le pays non encore gâté par le tourisme de masse, lui apparaît immédiatement comme un Eden oû il va pouvoir mettre en pratique ses qualités humanistes et son approche à la fois néoréaliste et formaliste.
Emerveillé par la sensualité des femmes, ému par les enfants, sensible aux (...) ...Lire plus...
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