Le Japon de Nicolas Bouvier
Le Japon de Nicolas Bouvier. Ce recueil d’images et de textes inédits révèle un grand photographe, portraitiste sensible qui découvre qu’il pourrait consacrer sa vie aux visages des autres, attendre d’y voir monter les émotions réprimées, de les voir se remplir « comme une chambre vide que l’on meublerait en hâte pour un hôte inattendu ». Il témoigne d’une rencontre décisive et émerveillée : celle d’un auteur avec un pays qui l’inspire comme aucun autre.
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ISBN-10:2842301528 | |
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mercredi 7 mai 2008– Le Japon de Nicolas Bouvier
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1956 : Après être revenu du périple de l’Usage du Monde et de la descente aux enfers du Poisson scorpion à Ceylan, Nicolas Bouvier gagne le Japon. Il s’y sent bien. Ce pays (fort rarement visité à l’époque par les occidentaux) très hospitalié l’adopte. Il y retournera quatre fois. Pour mieux le pénétrer, il apprend le japonais et rêve d’en prendre la nationalité. Le japon lui inspire un de ses livres les plus célèbre son chef-d’oeuvre considère certains : Chronique Japonaise. Mais c’est aussi au Japon que Nicolas Bouvier devient photographe. Modeste, il explique que c’est par accident et pour survivre qu’il s’essaye à la photographie. En réalité, tous les lecteurs de Bouvier savent que chacun de ces textes lève des images fortes.
Que Bouvier est autant un homme de l’image que de l’écrit. Plus tard, il choisira d’ailleurs de devenir iconographe. Du japon, lors de ses trois premiers voyages, il ramène plus de 3 000 clichés. A Tokyo et à Kyoto, il photographie tout ce qui l’entoure. : son quartier, les gens, les enfants ( comme le faisait Doisneau à la même époque à Paris ) Mais aussi ce qui le fascine sur le plan graphique : les panneaux peints, les luminaires dans les rues. A Tokyo toujours, il reste de très longs moments devant un mur qui forme comme un scène de théâtre pour y photographier les gens qui le longe. Il va explorer aussi le reste de la péninsule et la photographier : a pied il parcourt l’ancienne route impériale, il y a cinquante trois étapes, dont Hiroshige a tiré une estampe que Bouvier recherchera photographiquement.
« Au japon, écrit-il, les paysages semblent être arrangés par un antiquaire » sans oublier le monde du spectacle : théâtre No, le Sumo, les saltimbanques. Il retournera une dernière fois au Japon en 1970 pour photographier la foire d’Osaka.
Ces compositions et sa façon de capter la lumière font que les images de Bouvier peuvent figurer à coté des grands oeuvres de la photographie. Mais c’est encore dans le portrait que Bouvier photographe excelle. C’est le visage des gens qui l’intéresse « Le visage est une carte, écrira-t-il, qui lorsqu’il n’est pas tourmenté reflète une architecture du cosmos.
Ce n’est pas le seul intérêt de ce livre que de consacrer Nicolas Bouvier comme un maître de la Photographie. Il nous livre aussi quelques textes inédits, chose rare et toujours exceptionnelle. Des récits de son séjour ou quelques considérations sur la beauté des épouvantails japonais ou l’art du Sumo.
Ce recueil d’images et de textes inédits révèle un grand photographe, portraitiste sensible qui découvre qu’il pourrait consacrer sa vie aux visages des autres, attendre d’y voir monter les émotions réprimées, de les voir se remplir « comme une chambre vide que l’on meublerait en hâte pour un hôte inattendu ». Il témoigne d’une rencontre décisive et émerveillée : celle d’un auteur avec un pays qui l’inspire comme aucun autre.
Informations pratiques :
Langue : Français
Éditeur : Hoebeke (Avril 2008)
Reliure : Relié : 128 pages
ISBN-10 : 2842301528
ISBN-13 : 978-2842301521
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1956 : Après être revenu du périple de l’Usage du Monde et de la descente aux enfers du Poisson scorpion à Ceylan, Nicolas Bouvier gagne le Japon. Il s’y sent bien. Ce pays (fort rarement visité à l’époque par les occidentaux) très hospitalié l’adopte. Il y retournera quatre fois. Pour mieux le pénétrer, il apprend le japonais et rêve d’en prendre la nationalité. Le japon lui inspire un de ses livres les plus célèbre son chef-d’oeuvre considère certains : Chronique Japonaise. Mais c’est aussi au Japon que Nicolas Bouvier devient photographe. Modeste, il explique que c’est par accident et pour survivre qu’il s’essaye à la photographie. En réalité, tous les lecteurs de Bouvier savent que chacun de ces textes lève des images fortes.
Que Bouvier est autant un homme de l’image que de l’écrit. Plus tard, il choisira d’ailleurs de devenir iconographe. Du japon, lors de ses trois premiers voyages, il ramène plus de 3 000 clichés. A Tokyo et à Kyoto, il photographie tout ce qui l’entoure. : son quartier, les gens, les enfants ( comme le faisait Doisneau à la même époque à Paris ) Mais aussi ce qui le fascine sur le plan graphique : les panneaux peints, les luminaires dans les rues. A Tokyo toujours, il reste de très longs moments devant un mur qui forme comme un scène de théâtre pour y photographier les gens qui le longe. Il va explorer aussi le reste de la péninsule et la photographier : a pied il parcourt l’ancienne route impériale, il y a cinquante trois étapes, dont Hiroshige a tiré une estampe que Bouvier recherchera photographiquement.
« Au japon, écrit-il, les paysages semblent être arrangés par un antiquaire » sans oublier le monde du spectacle : théâtre No, le Sumo, les saltimbanques. Il retournera une dernière fois au Japon en 1970 pour photographier la foire d’Osaka.
Ces compositions et sa façon de capter la lumière font que les images de Bouvier peuvent figurer à coté des grands oeuvres de la photographie. Mais c’est encore dans le portrait que Bouvier photographe excelle. C’est le visage des gens qui l’intéresse « Le visage est une carte, écrira-t-il, qui lorsqu’il n’est pas tourmenté reflète une architecture du cosmos.
Ce n’est pas le seul intérêt de ce livre que de consacrer Nicolas Bouvier comme un maître de la Photographie. Il nous livre aussi quelques textes inédits, chose rare et toujours exceptionnelle. Des récits de son séjour ou quelques considérations sur la beauté des épouvantails japonais ou l’art du Sumo.
Ce recueil d’images et de textes inédits révèle un grand photographe, portraitiste sensible qui découvre qu’il pourrait consacrer sa vie aux visages des autres, attendre d’y voir monter les émotions réprimées, de les voir se remplir « comme une chambre vide que l’on meublerait en hâte pour un hôte inattendu ». Il témoigne d’une rencontre décisive et émerveillée : celle d’un auteur avec un pays qui l’inspire comme aucun autre.
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