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samedi 28 novembre 2009

Q, par Alain Mingam

Q, de Alain Mingam

Alain Mingam
Q, par Alain Mingam

    informations pratiques : Q, par Alain Mingam

  • Langue : Français
  • Éditeur : Castor et Pollux
  • Date Parution : Novembre 2009
  • Reliure : Relié cartonné, couverture toile
  • Pages : 240
  • Dimension : 18.5 x 22.5 cm
  • ISBN-10 : 2912756898
  • ISBN-13 : 978-2912756893
  • Photographe © : Bruno Baudry Brassaï Jean-Loup Sieff Man Ray Robert Doisneau Willy Ronis Lucien Clergue Leonard Freed Elliot Erwitt Kris Seraphin Lange Ralph Gibson Herbert List Xavier Lambours Alain Mingam Jean-François Jonvelle Martin H.M. Schreiber Olivier Coulange Juan Manuel Castro Pietro Isabel Muñoz Sébastien Tixier Gérard Panseri Barbara Rix Gilles Favier Tono Stano Jean-Baptiste Huynh
  •  © : Alain Mingam
    Notre avis:
  • Intérêt du sujet  : 10/10
  • Texte : 9/10
  • Photo : 10/10
  • Présentation : 10/10

L’autre versant de l’éternelle beauté féminine.

L’oeil de tout photographe est naturellement aimanté par la beauté des formes féminines. Quel que soit son terrain d’investigation professionnelle, la guerre, la politique, la mode ou la publicité, il cultive le jardin secret d’images souvent inédites entre vie privée et contraintes de reportage ou de commande.

Dans les deux dernières décennies, le numérique et Internet ont vulgarisé à outrance le corps humain. Une pornographie banalisée a failli tuer l’Amour en même temps que son ombre portée : le fantasme des formes. Mais les photographes veillent et restent les nobles gardiens du temple d’Eros, que n’a jamais déserté la poésie de tout imaginaire, à commencer par la contemplation ou la découverte des formes les plus communément appelées « fesses » ou beau Q.

La photographie d’aujourd’hui documentaire ou plasticienne n’est plus « à la manière » des grands maîtres de la peinture ou de la sculpture. Celles-ci n’ont plus le monopole des scènes de nu de Watteau à Ingres, Rubens, Modigliani, Rodin et tant d’autres.

Tous les photographes ont montré la voie royale qui mène, souvent avec malice, tendresse voire impatience, à la découverte des dos revisités. Dans la recherche des meilleures images possibles, « L’Origine du monde » de Courbet devait d’abord soumettre au regard admiratif du mâle séduit, l’harmonie des courbes recto-verso.

Chaque page du livre est l’écrin de papier d’une sublime posture, propre à faire de sa lecture le graal d’un imaginaire poétiquement et « torridement » sollicité sur l’autre… versant de l’éternelle beauté féminine

par Alain Mingam

Les grands noms de la photographie qu’on participé :

Bruno Baudry, Arnaud Baumann, Edouard Boubat, Jean-Christian Bourcart, Brassaï, Juan Manuel Castro Pietro, Lucien Clergue, Nicolas Comment, Cyrus Cornut, Olivier Coulange, Robert Doisneau, Fouad Elkoury, Elliott Erwitt, Gilles Favier, Leonard Freed, Ralph Gibson, Jean-Baptiste Huynh, Jean-François Jonvelle, Xavier Lambourg, Herbert List, Pierre Molinier, Isabel Muñoz, Gérard Panseri, Man Ray, Barbara Rix, Willy Ronis, Martin H.M. Schreiber, Ferdinando Scianna, Kris Séraphin-Lange, Jeanloup Sieff, Tono Stano, Sébastien Tixier, Gérard Uféras, ZIR.

« Avec la dix-septième lettre de l’alphabet, magnifique exception culturelle française, nul besoin de tourner autour du pot, même si rien n’interdit de prendre parfois des gants. Il faut dire que le Q allie naturellement l’euphonie et la forme. Qu’on le prononce à voix haute ou basse, la vision naît dans l’instant. C’est à coup sûr le plus foudroyant transfert qui puisse s’opérer de l’oreille à l’oeil. Et sa graphie tout en galbe n’est pas pour peu dans le désir provoqué.

L’étrange veut que l’objet ainsi convoqué, pour être imaginaire, ne reste nullement abstrait, flou, ni sans fondement. Il apparaît d’intense réminiscence, qu’il ait été perçu en son incarnation vivante ou seulement représenté par quelque peintre, sculpteur, photographe ou cinéaste. À son sujet notre mémoire semble infinie alors que le motif joue à l’excès de la répétition. Où trouver autant de variations sur un thème aussi unique ? Où partir d’un tel galop à la suite de croupes si cousines et si irrémédiablement singulières. [...] »

Préface par André Velter