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William Klein (né le 19 avril 1928 à New York) est un peintre, réalisateur de films et photographe américain. Il est parfois surnommé bad boy. Il vit et travaille à Paris.
En photographie, il a réalisé des livres marquants ayant pour thème des grandes villes : New York, Rome, Moscou, Tokyo et enfin Paris, où il vit depuis 1948 et qu’il aime cosmopolite, multiculturelle et multiethnique. Il a influencé des artistes comme Helmut Newton, Frank Horwath, David Bailey et Jeanloup Sieff. Il a aussi révolutionné le genre de la mode.
Fils d’immigrés juifs, William Klein fait des études de sociologie puis effectue son service militaire. Le 13 juillet 1947, il se rend pour la première fois à Paris, en tant que G.I., et tombe amoureux de « la plus belle fille de Paris ». Peu après il entre dans l’atelier de peinture d’André Lhote (comme Henri Cartier-Bresson), puis dans celui de Fernand Léger. Il part vivre à La Garenne-Colombes et épouse Jeanne Florin.
Il entame une carrière de photographe, commence en parallèle à réaliser des courts-métrages et travaille avec Louis Malle sur Zazie dans le métro.
Au début des années 1950, Klein expose des peintures géométriques abstraites. À côté de cela il tient un journal photographique, tout ce qu’il y a de plus figuratif - Chris Marker réussit à le faire éditer au Seuil, le livre est ensuite récompensé par le prix Nadar. Fellini l’invite pour devenir assistant, Klein en revient avec son album de photos Rome. Au début des années 1960, il tourne plusieurs émissions pour l’émission Cinq Colonnes à la une, notamment Les Français et la politique qui sera censurée.
Pour ses photos de mode, il a réellement révolutionné le genre : ses mannequins n’ont pas les mains sur les hanches et leurs pieds ne prennent plus la position de danseuse classique. Un parfum de scandale entoure son œuvre.
Sa carrière de cinéaste est marquée par l’engagement, notamment auprès des Noirs dont il soutient les luttes pour exister au travers de personnages comme Mohamed Ali, Little Richard ou Eldridge Cleaver.
En 1983 et en 2005, le Centre Pompidou lui consacre une exposition.